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Dimanche 3 février 2008
Extraits de l'homélie
du 4° dimanche du temps ordinaire (année A)

Samedi 2 février 2008 - dimanche 3 février 2008

D'abord, écoutez cette chanson:

On vous souhaite tout le bonheur du monde
Et que quelqu'un vous tende la main
Que votre chemin évite les bombes
Qu'il mène vers de calmes jardins.


On vous souhaite tout le bonheur du monde
Pour aujourd'hui comme pour demain
Que votre soleil éclaircisse l'ombre
Qu'il brille d'amour au quotidien.


Puisque l'avenir vous appartient
Puisqu'on ne contrôle pas votre destin
Que votre envol est pour demain
Comme tout ce qu'on a à vous offrir
Ne saurait toujours vous suffire
Dans cette liberté à venir
Puisque on sera pas toujours là
Comme on le fut aux premiers pas.

au Refrain

Toute une vie s'offre devant vous
Tant de rêves a vivre jusqu'au bout
Sûrement plein de joie au rendez-vous
Libre de faire vos propres choix
De choisir quelle sera votre voie
Et où celle-ci vous emmènera
J'espère juste que vous prendrez le temps
De profiter de chaque instant.

au Refrain

Je ne sais pas quel monde on vous laissera
On fait de notre mieux, seulement parfois,
J'ose espérer que cela suffira
Pas à sauver votre insoucience
Mais à apaiser notre conscience
Aurais-je le droit de vous faire confiance...

au Refrain


Dans l'évangile, Jésus ne se contente pas de donner les Béatitudes et donc de souhaiter tout le bonheur du monde, il le fait. A chaque rencontre d'un malade, d'un pécheur, d'un enfant ou de toute personne en recherche de bonheur, il guérit, il pardonne, il accueille, il relève, il met debout, il met en marche. Il ouvre de nouveaux horizons, il permet aux autres d'emprunter des chemins de vie. Jésus, c'est les béatitudes en actes. Ce qu'il a fait hier, il continue à le faire aujourd'hui. Il veut nous mettre debout, en marche pour que comme lui nous puissions nous mettre au service de tout homme.

Si c'est cela qu'il veut pour nous, alors faisons le point sur ce qui nous fait vivre, sur ce qui nous anime de l'intérieur, sur ce qui est moteur dans notre vie: l'amour de mon époux(se),  mes enfants, mon travail, mes relations amicales, un loisir, le Christ et son évangile, la communauté chrétienne? C'est un peu comme si nous étions un avion. Il y en a des mono-moteurs, des bi-réacteurs, des quadri-réacteurs. Nous pouvons avoir un ou plusieurs moteurs dans notre vie. Quels sont-ils? M'orientent-ils vers la vie, vers le beau, le bon, le bien ou vers autre chose?
Est-ce que que je prends le temps de faire une révision régulière, de faire une escale pour recharger en carburant pour que ses moteurs continuent à me faire tendre vers le beau, le bon, le bien?

Le Christ est celui qui nous met debout, qui nous met en marche vers Dieu pour que nous puissions nous mettre au service de tout homme.

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Lundi 28 mai 2007
HOMÉLIE DE LA PENTECÔTE C - dimanche 27 mai 2007


Qui es-tu donc Esprit Saint? Nous t'invoquons dans chaque eucharistie en disant « Viens Esprit Saint »; tu nous es donné lors de notre baptême; nous te chantons à la Pentecôte; mais finalement qui es-tu? Qui es-tu?

Je suis l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour.
Je suis celui qui viens en ton coeur quand tu désires le Père et le Fils;
je suis celui qui te dispense les dons de Dieu quand tu le pries;
je suis celui qui t'éclaire dans les difficultés.
Je suis l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour qui t'apporte le repos dans le labeur, la fraîcheur dans la fièvre, le réconfort dans les pleurs.
Je suis l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour qui lave ce qui est souillé en toi, celui qui baigne de fraîcheur ce qui est aride en toi, celui qui  guéris ce qui est blessé en toi.
Je suis l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour qui assouplis ce qui est raide en toi, celui qui réchauffe ce qui est tiède en toi, celui qui droit ce qui est faussé en toi.
Je suis l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour qui te donne la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de toi.

Ah, on y voit un peu plus clair maintenant sur qui est vraiment l'Esprit Saint. Finalement, nous pourrions dire qu'il est celui qui nous guide selon l'Esprit de Dieu, celui qui nous fait agir comme Dieu, qui nous fait penser comme Dieu, celui qui nous fait aimer comme Dieu.
C'est ce que saint Paul appelle être sous l'emprise de l'Esprit. Vivre selon la chair, vivre selon l'esprit, ce n'est pas dans le sens que nous entendons aujourd'hui avec l'opposition corps/âme, comme si certains étaient vraiment spirituels et d'autres des débauchés. Cela signifie que certains se laissent guider dans leur vie par l'Esprit de Dieu, d'autres par les désirs humains uniquement. «Mes pensées ne sont pas vos pensées » rappelait le prophète Isaïe.
'Marcher sous l'emprise de la chair ou sous l'emprise de l'Esprit', cela revient à nous poser la question : 'Quel est ton maître?' ou encore 'Quel est le centre de ta vie?' Ta vie, est-ce uniquement toi qui la dirige ou est-ce tu essaies de te laisser guider par Dieu, par son Esprit? Es-tu centré sur toi-même ou est-ce que tu es centré sur Dieu?
C'est une question redoutable pour nous chrétiens qui nous prétendons croyants et pratiquants. Sommes-nous vraiment des croyants et des pratiquants selon l'Esprit du Père et du Fils? Ou seulement d'une religion moralisante? Recherchons-nous vraiment l'Esprit de Dieu pour guider notre vie d'homme, de femme, de croyant? Ou restons-nous maîtres de notre vie, Dieu n'étant qu'un à-côté?
Je prends la comparaison des planètes: si Dieu est le centre de notre vie, que nous recherchons réellement son Esprit, sa manière de penser, d'agir pour la faire nôtre, alors le soleil est bien le centre autour duquel tout va tourner. Mais si Dieu, la foi n'est qu'un à-côté, alors le soleil n'est plus le centre autour duquel tout devrait tourner. Il n'est plus qu'une planète parmi d'autres. Alors votre vie ne tourne pas rond.

En nous posant cette question aujourd'hui, nous avons l'occasion de faire le point sur notre vie. Comment tourne-t-elle notre vie? Autour du soleil de Dieu? Ou autour de rien de bien précis; parfois par ici, parfois par là? Voulons-nous vraiment nous laisser guider par l'Esprit de Dieu, vivre en vrais croyants, pratiquants de l'Évangile du Christ?
Peut-être le voulons-nous, mais concrètement, ce n'est pas toujours facile. Pour moi aussi, c'est un combat de tous les jours pour que Dieu reste le centre de ma vie. J'aimerai vous lire le petit message que j'ai écrit à l'occasion de mon 1er anniversaire d'ordination que j'ai fêté ce vendredi :

Eh oui, me voilà prêtre depuis 1 an maintenant. Que ça passe vite! 
A peine ordonné prêtre, j'ai été envoyé à Colmar où j'ai 
commencé ma mission à partir de la mi-septembre. J'ai mis du temps 
à m'y faire. Il a fallu apprendre à connaître les gens, apprendre 
à les aimer. Regarder. Observer. Respecter l'histoire des paroisses 
et des paroissiens. Être témoin du Christ. Tisser des liens de 
fraternité.
Le quotidien de ma vie de prêtre est très riche de rencontres, de 
partages, de silence, de prière, d'écoute. Et pourtant elle est 
constamment bousculé par un téléphone, une question à régler, une 
famille à accueillir pour des funérailles. Avec cette vie sans cesse 
en mouvement, j'essaie de rester bien accroché à Dieu pour qu'il y 
soit toujours au coeur. L'essentiel avant le superflu. Aimer Dieu et 
aimer son prochain. L'essentiel n'est pas dans le nombre d'activités 
que je vais accomplir, le nombre de rendez-vous, de réunions, mais 
dans la présence que j'aurai aux personnes et aux événements. C'est 
un combat de tous les jours auquel vous pouvez vous associer en 
priant pour que je reste toujours accroché à l'essentiel. Merci.

Nous aussi aujourd'hui, prions le Père et le Fils pour qu'ils nous envoient leur Esprit d'Amour et pour que nous puissions l'accueillir dans nos vies. Chaque matin, invoquons l'Esprit de Dieu pour qu'il nous guide tout au long de notre journée dans nos pensées et dans nos actes. Avant chaque activité, invoquons l'Esprit d'Amour pour qu'il nous fasse aimer comme Dieu.
Ainsi, chers frères et soeurs, l'Esprit nous montrera que nous sommes fils de Dieu, il nous guidera vers la vérité tout entière. Il nous rendra heureux et nous donnera ses sept dons qui sont « joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, douceur, maîtrise de soi. » Invoquons de tout notre c?ur l'Esprit du Père et du Fils, l'Esprit d'Amour et laissons-nous guider par lui.
AMEN.
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Vendredi 18 mai 2007
HOMÉLIE ASCENSION C     Jeudi 17 mai 2007


1.Puisque nous fêtons aujourd'hui l'Ascension du Christ, je vous fais part dans un premier temps d'une petite expérience d'ascension en montagne que j'ai faite il n'y a pas longtemps. Exemple de la sortie en Suisse avec Maurice: monter, cela veut dire que l'on vient d'en bas. C'est bête à dire, mais il faut le dire. Nous sommes venus de la vallée du Rhône et nous avons pris un téléphérique pour monter jusqu'à une station située vers 1800 m. ensuite nous avons emprunté un petit sentier qui nous conduisait vers le glacier d'Aletsch. Le sentier était balisé jusqu'au moment où était indiqué qu'il fallait monter de manière directe jusque sur la crête. Mais là, il y avait plus de neige et nous ne voyons plus du tout le sentier. Nous avons commencé cette ascension avec de la neige jusqu'aux chevilles, puis jusqu'aux genoux et finalement jusqu'à l'entrejambe. Vous imaginez la difficulté de monter dans la neige en levant à chaque pas la jambe. Pour 100 m seulement, il nous a fallu plus d'une heure. Je ne vous raconte pas dans quel état j'étais. J'en avais marre. Je ne pouvais plus. J'avais envie de redescendre. Heureusement nous étions deux, sinon je serais redescendu. Après bien des efforts, nous sommes arrivés sur la crête et là surprise: la vue était magnifique. Nous voyons à la fois le glacier derrière nous et la vallée de l'autre côté avec tous les autres sommets alpins. Quand on est là-haut, on respire à pleins poumons cet air pur. Le panorama vous invite à la méditation, à la prière, à l'émerveillement. Et c'est presque tout naturel tellement c'est magnifique.

2.Pour l'Ascension du Christ, c'est un peu la même chose. Pour monter, il faut venir d'en-bas. Sauf que le Christ, lui, il est venu d'abord d'en-haut. Il était avec le Père. Sa maison, c'était le ciel et il est venu s'incarner dans notre chair. Il est venu vivre au milieu de nous, comme nous. Il a souffert et il est mort comme chaque homme. Il est descendu au plus profond des enfers et il en est remonté. Il est descendu au plus profond de nos souffrances, de ce qui nous donne la mort même et il remonte vers le Père en nous tirant. Cette Ascension, c'est comme une cordée en montagne. Lui, il connaît le chemin vers le Père puisqu'il est venu de lui. Il nous fait monter vers le Père, il nous attire à lui. Il est comme le premier de cordée. C'est quelqu'un à qui nous pouvons faire confiance parce qu'il connaît le chemin.

3.Si nous nous attachons à lui, il nous attirera vers le Père. A partir du moment où nous donnons notre confiance au Christ comme on donne sa confiance au guide et au premier de cordée, c'est sur lui que tout repose, alors le Christ nous mènera vers le Père; soyez-en sûrs! Mais nous, avons-nous ce désir de rencontrer Dieu, de nous laisser attirer par le Christ? Avons-nous ce désir du ciel comme on disait autrefois? Avons-nous ce désir de monter vers Dieu, d'aller à sa rencontre? Avons-nous cet soif d'Absolu? Moi, je pense que nous l'avons tous, mais souvent nous nous disons que c'est impossible. Nous sommes tellement pris par les événements de la vie, par la vitesse où vont les choses que nous avons du mal à vraiment prendre du temps pour nous arrêter, pour respirer, pour nous laisser attirer par le Christ vers le Père.
Jésus, durant sa vie, partait souvent seul dans la montagne pour prier. Il était là, seul. Dans l'évangile de Luc, Jésus le fait avant chaque événement important (le choix des apôtres, la montée vers Jérusalem...) Il a besoin de ce ressourcement pour vivre les événements à venir avec un souffle nouveau. Monter sur la montagne pour redescendre dans la vie avec un souffle nouveau.
Un moine disait que pour lui la prière, c'était le souffle de sa journée. S'il la zappait, il avait l'impression d'étouffer, d'avoir du mal à respirer.
Et nous, avons-nous ce désir de prendre du recul, de souffler, de nous ressourcer pour mieux vivre ce qui nous sera donné de vivre? Prenons-nous le temps de la prière, de la méditation de l'évangile? Il existe pleins de moyens pour souffler, se ressourcer. Peut-être faire de la randonnée, prendre un bon bouquin... Prendre du recul, de la hauteur, ce n'est pas pour nous sortir du monde, c'est pour recevoir un nouveau souffle pour pouvoir vivre d'une manière nouvelle notre vie si mouvementée.
Moi, mon souffle à moi, c'est l'évangile que je partage avec un ami. Nous nous voyons tous les 15 jours, 3 semaines pour partager autour de l'évangile. Cette année, nous faisons une lecture suivie de l'évangile de Jean. Nous y découvrons des richesses insoupçonnées, des perles, des trésors qui nous réjouissent le cœur et nous redonnent vie.
Mgr Grallet dimanche lors de son installation a décrit le même mouvement dans son homélie: il a invité tous les chrétiens d'Alsace a se ressourcer dans la prière pour s'engager d'une manière nouvelle dans l'Église et la société d'aujourd'hui. Il disait: « De la charité de Dieu aux solidarités humaines. » Se ressourcer en Dieu pour vivre les solidarités humaines à sa manière.

4.Donner sa confiance au Christ et se laisser attirer par lui vers le Père pour vivre la vie avec un souffle nouveau. Monter pour redescendre. Voilà ce que l'Ascension du Christ nous propose de vivre.
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Dimanche 14 janvier 2007
Voici tout d'abord un lien pour relire les textes que la liturgie nous a proposés ce dimanche (cliquez ici). C'est le site du Centre National de la Pastorale Liturgique. Il faut aller dans "Bible de la liturgie", puis indiquer la date (cad le 14 janvier). C'est un peu compliqué, mais je n'ai pas trouvé de lien direct vers une page.

Et maintenant, voici l'homélie que j'ai prononcée en ce week-end du 13/14 janvier 2007 à saint Antoine, saint Léon IX et Horbourg-Wihr.

1. L'évangile d'aujourd'hui nous parle de noce, d'un mariage qui se passe à Cana. De même, le prophète Isaïe parle dans la première lecture de Dieu comme "d'un jeune homme qui épouse une jeune fille"; "comme la jeune mariée est la joie de son mari, ainsi tu seras la joie de ton Dieu."
Les noces et la joie vont ensemble.
C'est pourquoi j'ai envie de vous partager le souvenir d'un mariage qui m'a marqué parce que cette joie était très présente. Vous aussi, vous devez avoir en mémoire un mariage qui vous a marqué, qui vous a donné beaucoup de joie - peut-être le vôtre?-.
C'était le mariage de mon oncle et de ma tante quand j'avais 9 ans. J'étais garçon d'honneur avec mes cousins et cousines. Il y a d'abord eu la célébration, puis l'apéritif où nous nous sommes bien amusés. Comme je suis un peu farceur, j'avais bien aimé quand nous lancions des laques-doigts (sorte de petits pétards) derrière mon grand-oncle. Il ne savait ce que c'était et il sursautait en se demandait ce que pouvais bien être cette mini explosion. Cela nous faisait rire de le voir ainsi. Ensuite, nous sommes allés à l'Ecomusée où a eu lieu le repas. C'était génial. Nous avons pu voir les animaux, nous promener en calèche. et le soir, avec mes cousins et cousines qui venaient de toute la France, nous avons longuement joué à cache-cache. Je garde un très bon souvenir de ce mariage, d'une part parce que ce fut l'occasion de revoir de la famille qu'on ne voyait pas souvent et d'autre part parce que je m'y étais beaucoup amusé. Il y avait quelque chose de cette joie des noces (même si je n'avais pas bu...)

2. Jésus aussi commence par un moment de fête et de joie: des noces. Un mariage, c'est quelque chose de nouveau qui commence entre un homme et une femme. Ce n'est pas pour rien que Jean fait commencer le ministère de Jésus par des noces. C'est comme pour nous dire qu'il y a quelque chose de radicalement nouveau qui commence avec Jésus qui participe à cette noce. Au verset 11, Jean nous donne aussi cet indice: "Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit." La participation de Jésus à cette noce nous indique le sens de la mission de Jésus: il vient pour sceller les noces de Dieu avec l'humanité. Cana est le premier signe. L'accomplissement se fera sur la croix. C'est pourquoi il dit à Marie que son heure n'est pas encore venue. L'alliance définitive de Dieu avec l'humanité sera effective sur la croix. Cana nous montrait la direction, la mission de Jésus.

3. Je pourrai longuement encore épiloguer sur les noces de Dieu avec l'humanité. Je crois plus judicieux de réfléchir à la manière dont nous pourrions vivre ces noces avec le Christ (mais pour ceux qui souhaitent aller plus loin, je rajoute ici un lien vers un très bon commentaire - cliquez ici - attention lien pas éternel). Chaque dimanche, nous célébrons l'eucharistie où nous faisons le mémorial de la mort et de la résurrection du Christ. Ce sont des noces que nous célébrons, alliance de Dieu avec l'humanité. Par son corps et son sang, nous sommes rendus participants de sa divinité.
Alors comment en vivre lors de nos célébrations dominicales? Comment accueillir ce don du Christ? Comment vivre ces noces en communauté pour ce soit pour nous une joie pour toute notre semaine?
Bien sûr, nous pouvons le vivre de manière personnelle par la prière, le recueillement, la pratique régulière des sacrements, de l'eucharistie, du pardon notamment. Je souhaiterais insister sur la dimension communautaire de cette expérience de noces. Je verrai deux éléments: le premier porte sur la joie. Une noce, c'est forcément un moment de joie. Donc, comment au sein de nos communautés, vivons-nous cette dimension de la joie? Cela passe évidemment par le chant et la musique. C'est la manière habituelle d'exprimer notre joie dans nos célébrations. Parfois, j'ai l'impression que nos chants manque de joie, ou du moins que nous n'y mettons pas de la joie. En disant ceci, je ne veux blesser ni offenser personne. Je vous partage seulement quelques préoccupations. Pour moi, c'est une question.
Le 2è élément porte sur l'approfondissement de la Parole de Dieu. Dans un couple, la communication est primordiale notamment quand il est en crise. De même, puisque nous sommes invités à vivre des noces avec le Christ, il nous parle à travers sa parole, mais nous, que lui répondons-nous? J'ai l'impression de quelque chose de superficiel: on écoute la Parole de Dieu, le prêtre dit quelque chose ensuite, et puis c'est fini. L'épouse, son Eglise, ne lui répond pas.Il n'y a pas de dialogue vrai avec ce que nous sommes, nos joies, nos peines, nos questions. Donc, comment vivre cette dimension de dialogue entre l'époux (le Christ) et son épouse (l'Eglise, c'est-à-dire, nous)? Comment réagissons-nous à sa parole? Encore une autre question.

4. Si je vous partage très simplement ces questions qui m'habitent, c'est parce qu'en tant que prêtre, j'ai aussi à vivre cette dimension de noces avec vous, communauté à laquelle j'ai été envoyé. Cela en choquera peut-être certains, mais c'est par "amour" pour vous. Je commence à vous connaître. Je désire avancer avec vous pour que chacun puisse grandir et trouver sa joie, sa nourriture dans nos assemblées.
Alors voilà, je vous laisse ces deux questions sur la joie et l'approfondissement de la Parole de Dieu dans nos assemblées. Affaire à suivre...!

N'hésitez pas à réagir en ajoutant un commentaire.
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Dimanche 14 janvier 2007
Après avoir reçu quelques commentaires quant à l'homélie de ce week-end, je me suis dit que ce serait bien que vous puissiez les reprendre  et les relire sur internet. Le seul petit hic, c'est que je n'écris pas mes homélies de a à z. J'ai un plan détaillé que je suis plus ou moins en fonction des endroits où je célèbre et des personnes qui sont en face de moi.
Je vais tout de même tâcher de vous donner ce plan détaillé avec les idées principales. N'hésitez pas à réagir librement, à critiquer si nécessaire (j'en ai aussi besoin...). Bonne lecture.
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Musique et vidéos

Musiques disponibles pendant votre navigation sur le blog (une fenêtre pop-up s'affichera pour éviter d'avoir à remettre en route la musique à chaque changement de page)
- Ecclésia, Eglise en fête (chant du congrès Ecclésia 2007)
- Receive the power (Hymne des JMJ Sydney 2008)
- Tu me portes(MEJ)
- Amis dans le Seigneur (MEJ)
- Mon âme se repose (Taizé)
- Dona nobis pacerm Domine (Taizé)
- Absolu (Totus)


Et voici aussi les vidéos de vélo couché de mes collègues ainsi que la chanson du dimanche, etc. A voir sur Dailymotion.

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