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Musiques disponibles pendant votre navigation sur le blog (une fenêtre pop-up s'affichera pour éviter d'avoir à remettre en route la musique à chaque changement de page)
- Ecclésia, Eglise en fête (chant du congrès Ecclésia 2007)
- Receive the power (Hymne des JMJ Sydney 2008)
- Tu me portes(MEJ)
- Amis dans le Seigneur (MEJ)
- Mon âme se repose (Taizé)
- Dona nobis pacerm Domine (Taizé)
- Absolu (Totus)


Et voici aussi les vidéos de vélo couché de mes collègues ainsi que la chanson du dimanche, etc. A voir sur Dailymotion.

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Image 1ère messe

"Car le Dieu qui a dit : 'Que la lumière brille au milieu des ténèbres', c'est lui-même qui a brillé dans nos coeurs pour faire respendir la connaissance de sa gloire qui rayonne sur le visage du Christ. Mais ce trésor, nous le portons dans des vases d'argile, pour que cette incomparable puissance soit de Dieu et non de nous."
2 Co 4, 6-7

BIENVENUE

Lieu de partage sur la foi
et l'évangélisation
dans la région de Colmar...
Et aussi, ministère et vie d'un jeune prêtre.

Alors bienvenue aux Colmariens
et bienvenue à tous les autres !!!
Mercredi 22 avril 2009
Pour tous ceux qui se posent pleins de questions sur les prêtres, ils peuvent regarder les stars de la Prêtre Academy.

Prêtres-academy-intro
envoyé par dmprod
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Mercredi 22 avril 2009
HOMÉLIE – Fête de la Foi 2009 - Dimanche 19 avril 2009

Chers jeunes, et vous aussi, chers parents, parrains, marraines, et chère communauté chrétienne,

Ecoutez bien ce que j'ai à vous dire aujourd'hui. Les jeunes qui vont faire leur profession de foi, ont été pendant toute l'année des personnes qui ont petit à petit approfondi leur réflexion sur Dieu et sur la foi. Avec vos questions, vos doutes, vous nous obligez à aller à l'essentiel, à aller au coeur de la foi chrétienne. C'est pourquoi maintenant, j'ai quelque chose d'important à vous dire.
Nous voulons des preuves. Preuves concrètes de l'existence de Dieu. Besoin de le sentir, besoin de le voir, besoin d'un contact. Ne pas en rester à de belles idées ou à de belles histoires écrites dans la Bible. Il y a la nécessité d'une rencontre vraie.
Ne croyez pas que vous êtes une génération qui se posent plus de questions que les précédentes. De tout temps, les hommes et les femmes demandaient des preuves de l'existence de Dieu et c'est même normal. Regardez, même l'apôtre Thomas dans l'évangile ne veut pas croire sans avoir vu.

Pas d'autres preuves que celles qui ont déjà été données. Aux Juifs qui demandaient des signes de la part de Jésus, des signes de sa puissance, des signes extraordinaires, il répondit: « Il n'y aura pas d'autre signe que celui de Jonas. » Jonas était un homme qui avait parcouru la ville de Ninive pour annoncer la destruction de celle-ci. Entendant sa prophétie, tous les habitants de Ninive changèrent de comportement, ils se convertirent, arrêtèrent leurs conduites mauvaises et se tournèrent vers Dieu.
En fait, Jésus veut faire comprendre aux Juifs, et à nous aujourd'hui, que Dieu ne donnera pas d'autres signes que l'annonce humble qui a déjà été faite et qui a été transmise par les disciples. Les signes concrets et visibles qui nous sont donnés, c'est la Croix et de l'Eucharistie. Alors je sais que cela n'est pas suffisant. Quand tu regardes la Croix, quand tu regardes le corps du Christ à la messe, cela te permet-il de voir Dieu, d'avoir une preuve de lui? Non, parce que tu restes à l'extérieur.

Or, les preuves ne sont pas extérieures, mais intérieures. « Heureux ceux qui croient sans avoir vu » (sous-entendu de leurs yeux puisque croire vient du coeur). Ce qui peut se traduire: « Heureux ceux qui croient avec leur coeur sans voir de leurs yeux de chair. » Pensez aussi à la parole du petit Prince: « On ne voit bien qu'avec le coeur! ». Non pas qu'il faudrait être crédule et fermer les yeux. Mais tout simplement parce que Dieu est une réalité intérieure. Ainsi saint Augustin, ayant vécu au 4ème siècle, il s'est mis à chercher la divinité dans les philosophies. Lui aussi, il cherchait des preuves de Dieu. Il a parcouru tout le bassin méditerranéen. Jusqu'à ce qu'il rencontre saint Ambroise à Milan qui lui a montré le seul vrai Dieu, le Dieu de Jésus Christ. Il ne l'a pas découvert dans des livres, ni dans des signes extérieurs, mais au fond même de son coeur. Alors il s'exclame: « Je te cherchais à l'extérieur alors que tu étais à l'intérieur de moi-même » (Saint Augustin). Il avait parcouru tous ces kilomètres pour découvrir que Dieu était en lui et il ne le savait pas!
Je résume: les signes extérieurs qui nous sont donnés, c'est la Croix, la Parole de Dieu, l'Eucharistie, l'Eglise. Mais en tant que tels, ces signes extérieurs ne produisent pas la foi. Ils ne permettent pas de croire. A partir du moment où l'on découvre la réalité intérieure, alors les signes extérieurs deviennent parlants.

Donc, si réellement tu cherches Dieu, si réellement tu veux des preuves de son existence, va à l'intérieur de toi-même, va au fond de ton coeur. Mais surtout, n'attends de le découvrir tout de suite. Ne crois pas que ça va venir tout seul comme d'un coup de baguette magique. Non, il te faudra attendre, patienter. Cela te demandera un effort de volonté.
Tu te dis que c'est trop dur? Que t'as autre chose à faire? Eh bien, tu n'es qu'un fainéant! C'est qu'au fond tu ne voulais pas le rencontrer. C'était juste pour voir. Où as-tu vu que les belles choses dans la vie tombaient du ciel? Si tu aimes quelqu'un, il faut la chercher, il faut travailler petit à petit à la rencontrer, il faut la séduire. Elle ne tombe pas dans tes bras comme ça, d'un coup. Les résultats à l'école: il faut travailler pour les obtenir. Et même l'argent, il ne tombe pas du ciel. Il faut aller le chercher. Il faut se donner. Il faut suer. Et surtout il faut le vouloir. Et tenir coûte que coûte! Alors tu es fier d'être au bout!
Et bien c'est pareil pour Dieu: Il le faut chercher! Il faut faire un effort! Et même si ça ne vient pas tout de suite, il faut continuer, il faut persévérer.
Si réellement tu veux des preuves de Dieu, alors sois conséquent avec toi-même et va jusqu'au bout. Ne t'arrêtes pas en chemin parce que c'est trop dur. Persévères. Alors tu découvriras au fond de toi ce trésor, cette lumière, ce feu qui ne s'éteint pas. Ta vie ne sera plus pareille. Elle se transformera petit à petit. Alors tu goûteras à la joie sans fin, à la joie profonde que plus personne ne pourra t'enlever, pas même les malheurs.

Je te résume: 1) Dieu est une réalité intérieure. 2) Il faut le vouloir et ne pas lâcher. Sinon, c'est que tu ne le voulais pas le rencontrer. 3) Tu n'es pas seul pour le chercher. Nous sommes là pour t'accompagner.

Appel à la communauté chrétienne: prendre elle aussi le chemin de l'intériorité et y conduire les jeunes. Si nous ne leur montrons pas le chemin de l'intériorité, il ne faut pas se plaindre qu'il n'y a plus de jeunes à l'Eglise. Il ne faut pas se plaindre qu'ils n'arrivent pas à croire en Dieu.

Ensemble, prenons le temps maintenant de descendre au fond de notre coeur et d'y chercher Dieu.
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Mercredi 15 avril 2009
Je vous partage une prière de saint Ignace de Loyola pour demander l'amour.

1. Prends Seigneur et reçois toute ma liberté
Ma mémoire, mon intelligence, toute la volonté
 
 
Et donne-moi, donne-moi,
Donne-moi seulement de t’aimer (bis)

 
 
2. Reçois tout ce que j’ai, tout ce que je possède
C’est toi qui m’a tout donné, à toi Seigneur je le rends
 
 
3. Tout est à toi, disposes-en, selon ton entière volonté
Et donne-moi ta grâce, elle seule me suffit



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Dimanche 12 avril 2009
Homélie du jour de Pâques

Chers frères et soeurs dans le Christ,

Dans la joie de ce jour, nous célébrons dans la communion de toute l'Eglise la résurrection de notre Seigneur. L'Alléluia s'élève de nouveau vers le ciel. Les cloches peuvent à nouveau sonner à pleine volée. Pourtant, il y a deux jours encore, nous célébrions ensemble la Passion du Seigneur. Et maintenant, nous pouvons laisser éclater notre joie. Mais cette joie est toute contenue. Elle n'est pas triomphalisme. La victoire que nous célébrons, c'est celle d'un Dieu crucifié, l'Amour crucifié. « Nous prêchons un Messie crucifié » disait saint Paul.
Comme notre joie est contenue à cause de la nature de cette victoire, l'annonce de la résurrection est également toute contenue. Elle s'est faite à un petit comité. Or si Dieu avait voulu montrer sa toute puissance, Jésus ressuscité serait allé se montrer à ses bourreaux, à ses juges, aux chefs des prêtres. Là il n'aurait eu qu'à s'incliner et à reconnaître que c'est lui la vérité. Mais non, Dieu n'opère pas de cette manière-là. Il veut gagner les coeurs et les esprits librement. C'est pourquoi il est apparu à ceux qui sont préoccupés de Lui, ceux qui sont affectés par sa mort. Il apparaît à Marie-Madeleine dans le jardin et ensuite aux disciples. Eux se faisaient du souci pour lui.
Ainsi l'évangéliste Luc témoigne dans le livre des Actes des Apôtres.« Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour. Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts. Il nous a chargés d'annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l'a choisi comme Juge des vivants et des morts. » Non pas à tout le peuple, mais à quelques uns, aux témoins que Dieu avait choisis d'avance. Quelle humilité de Dieu même dans sa résurrection! Dieu n'est pas quelqu'un qui se manifeste de manière extraordinaire.

De la même manière pour nous aujourd'hui, Dieu ne va s'imposer à nous. La résurrection ne va nous apparaître comme par miracle. Nous avons un témoignage saisissant de la manière dont Dieu se révèle à l'homme dans le récit des disciples d'Emmaüs. Jésus rejoint ses deux disciples sans se faire reconnaître à eux. Il les accompagne, il les écoute et ensuite, il leur explique les Ecritures sur ce qui le concernait. Mais là encore, leur coeur n'est capable de le reconnaître. Le pape saint Grégoire commente alors par cette magnifique phrase: « Jésus se présente à eux au dehors tel qu'Il était au-dedans dans leur coeur ». En effet, ils parlaient de Lui, ils s'attristaient de Sa Mort, ils manifestaient leur attachement envers Lui, et cependant ils doutaient du témoignage des femmes qui avaient reçu le message des anges, ils n'osaient croire, ils n'étaient pas encore prêts à vivre ce mystère de la résurrection. Ainsi quand nous entendons la phrase du pape saint Grégoire: « Jésus se présente à eux au dehors tel qu'Il était au-dedans dans leur coeur », nous comprenons que Jésus à l'extérieur est resté voilé parce qu'à l'intérieur leur coeur était voilé.
Et c'est là justement que nous recevons le plus haut enseignement sur la Révélation de Dieu. La Parole de Dieu n'est pas un téléphone céleste, elle n'est pas un Absolu qui tombe du ciel, elle n'est pas une vérité nécessairement définitive: la Révélation de Dieu est dialogue; un dialogue, c'est-à-dire une parole adressée à quelqu'un dans la situation où il se trouve, selon le degré d'intelligence qui est le sien pour le faire progresser dans la connaissance et l'amour de Dieu.1 C'est Dieu qui s'adapte à chaque homme pour qu'il le reçoive dans sa mesure propre. Ainsi l'Apôtre Paul, selon sa grâce, dit: « A moi a été confiée cette grâce: d'annoncer l'insondable richesse du Christ et de mettre en pleine lumière la dispensation du Mystère » (Ep 3, 8). C'est sa grâce particulière. Mais que ce soit pour Paul, pour les disciples d'Emmaüs ou pour nous aujourd'hui, dans ce dialogue entre Dieu et l'homme, Dieu se proportionne miséricordieusement à l'auditeur humain comme une maman balbutie avec son tout-petit; elle-même n'en est plus au stade du balbutiement, mais elle balbutie pour atteindre son enfant qui en est là. Alors un dialogue s'instaure entre la mère et l'enfant. Si elle lui avait parlé de Platon, d'Einstein, l'enfant serait resté étranger à toute parole de sa mère.
C'est cette pédagogie maternelle qui resplendit dans les Ecritures et dans l'annonce de la Résurrection. Dieu se proportionne à la mesure du coeur de chacun. Finalement, vous voyez, nous sommes bien loin du triomphalisme. Notre joie pascale est toute intérieure, à la fois personnelle parce qu'elle est le fruit d'un dialogue avec le ressuscité, et aussi communautaire puisqu'elle est la joie partagée de tous ceux qui entrent en dialogue avec Lui.

Et maintenant pour le baptême du petit Joachim, Dieu va là aussi se proportionner à son coeur. Ce sont ses parents, parrain et marraine qui prenne la responsabilité de faire entrer en lui le Christ mort et ressuscité. Ce seront aussi à eux de lui permettre de garder son coeur toujours ouvert et surtout, de lui apprendre à entrer en dialogue avec le Christ, pour qu'il accueille toujours plus la grâce de Dieu.
Chers frères et soeurs dans le Christ, comme nous y invite l'apôtre, « tendons vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre. » (Col 3, 2): entrons en dialogue avec le Christ ressuscité.
Amen.
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Vendredi 10 avril 2009
Homélie du Vendredi Saint
Chers frères et soeurs dans le Christ,

Face à la Croix, nous ne pouvons contempler le Christ et entendre le récit de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ sans avoir en mémoire ses dernières paroles: « Père, l'heure est venue, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie et que, selon le pouvoir sur toute chair que tu lui as donné, il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. […] Maintenant je vais à toi et je dis ces paroles pour qu'ils aient en eux ma joie en plénitude. […] Comme tu m'as envoyés dans le monde, je les envoie dans le monde. Et pour eux, je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés par la vérité. Je ne prie pas seulement pour eux, je prie aussi pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi: que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croit que tu m'as envoyé. […] Père juste, tandis que le monde ne t'a pas connu, je t'ai connu et ceux-ci ont reconnu que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître encore, afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux. » (Jn 17, 1-3. 13. 18-19. 25-26). « … afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux … ». Voilà tout le mystère de la croix. Un mystère d'amour. La révélation totale du visage de Dieu. Bienheureux ceux qui reconnaissent l'envoyé du Père! Bienheureux ceux qui se laissent toucher par l'Amour crucifié!

A partir de maintenant, nous pouvons reconnaître le Fils de Dieu dans tout homme et plus particulièrement dans celui qui souffre: « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits, qui sont mes frères,  c'est à moi que vous l'avez fait! » (Mt 26, 40). L'Amour crucifié sur la Croix, il n'est pas seulement ici dans notre église, il est dehors à nos portes. Il est partout dans le monde. Voilà pourquoi le Christ nous envoie: « Comme tu m'as envoyés dans le monde, je les envoie dans le monde. Et pour eux, je me consacre moi-même, afin qu'ils soient eux aussi consacrés par la vérité. » (Jn 17, 18-19). Nous avons donc à montrer ce visage de Dieu au monde. Et en premier lieu, nous devons aller vers les plus petits, les plus faibles,  ceux qui sont seuls, ceux qui sont malades, ceux qui sont en prison, ceux qui sont torturés. Tout à l'heure, l'ACAT a prié spécialement pour des personnes qui subissent la torture ou qui sont emprisonnés injustement: en Tunisie, au Mexique, en Arabie Saoudite et dans bien d'autres lieux encore. Plus encore elle agit quotidiennement pour que tout homme soit respecté dans sa dignité. Ensemble, tout à l'heure, nous prierons pour notre monde. Mais nous aurons aussi à prendre notre part pour que tous les hommes connaissent cet amour de Dieu, ou comme disait Jésus, « … afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux … ».

Participant ainsi à la mission du Christ, nous accomplirons le grand projet de Dieu: « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu'ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croit que tu m'as envoyé » (Jn 17, 21). Le grand projet de Dieu, c'est que tout homme découvre le vrai visage de Dieu et qu'ainsi, toute l'humanité soit réunie dans le Christ: « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, le dessein bienveillant qu'il a d'avance arrêté en lui-même pour mener les temps à leur accomplissement: réunir l'univers entier sous un seul chef, le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre » (Ep 1, 9-10).

Chers frères et soeurs, contemplons ensemble l'envoyé du Père, l'Amour crucifié. Contemplons en lui toutes les personnes qui souffrent dans le monde. Et ouvrons notre coeur aux dimensions de l'univers tout entier « afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse, dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que le Seigneur, c'est Jésus Christ, à la gloire de Dieu le Père » (Ph 2, 10-11).
Amen.
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Jeudi 9 avril 2009
Homélie du Jeudi Saint

Chers frères et soeurs dans le Christ,

Nous voici rassemblés pour célébrer la Cène du Seigneur. C'est un jour de fête. Nous sommes tous autour de la table. Le geste du lavement va être reproduit. Le pain et le vin vont être partagés. Ils sont les signes de la fraternité. Dieu se donne à nous pour que nous le partagions aux hommes. Tout cet aspect de l'eucharistie comme repas, nous le comprenons assez facilement. Cela rejoint notre pratique quotidienne ou dominicale: nous aimons à nous retrouver autour des repas pour manger des bonnes choses, pour retrouver des amis, des connaissances. Et cela d'autant plus que nous vivons en Alsace! Mais nous serions très réducteurs si nous limitions l'eucharistie au simple partage du pain. Je suis sûr que vous sentez bien que l'eucharistie a une signification bien plus profonde, bien plus complexe que ce simple repas. J'aimerais vous permettre d'entrer plus en profondeur dans ce mystère. J'espère être le plus limpide possible, le plus simple. Mais je vous demande une grande attention.

Quand nous parlons d'eucharistie, nous pensons évidemment au dimanche, à la messe, au pain, au vin, à toute la liturgie. Il y a des paroles et des gestes que nous comprenons, que nous habitons, mais d'autres qui sont plus obscures. Par exemple, quand nous parlons de « sacrifice de toute l'Eglise », je ne suis pas sûr que tout le monde comprenne de la même manière. Si nous cherchons un événement dans la vie de Jésus qui l'exprime le mieux, nous associons tout de suite l'eucharistie au dernier repas pascal de Jésus avec ses disciples. Et c'est tout à fait juste.
Mais il y a d'autres événements de la vie de Jésus qui sont en lien avec l'eucharistie, qui enrichissent son sens et qui l'éclairent. Il y a évidemment le lavement des pieds: pour les disciples, ils subissent un électrochoc. Fini les paraboles, fini les paroles énigmatiques, Jésus place les disciples devant le vrai visage de Dieu. Devant leurs yeux, à leurs pieds, celui qu'il appelle leur maître et leur Seigneur accomplit le geste des esclaves. Il leur lave les pieds. Vous vous rendez compte: Dieu à genoux devant l'Homme! « Jésus les aima jusqu'à l'extrême » (Jn 13, 1), nous dit l'évangéliste Jean. A ce moment-là, il n'y a plus de quiproquo possible. Plus possible de croire au Messie libérateur des Romains. Voilà que Dieu s'abaisse, il se fait le plus petit des hommes. Désormais, ils voient en Jésus l'amour immense de Dieu pour l'homme. Mettons-nous à la place des disciples. Imaginons-nous le Christ en face de nous, nous regardant, et se mettant à genoux devant nous, prenant une bassine et se mettant à nous laver les pieds. Voyez quel grand amour nous est donné. Vous aussi, pouvez-vous imaginer un Dieu qui se mette plus bas que vous?  Nous pensons tellement de fois que Dieu est grand, puissant, ce qui n'est pas faux. Mais sa vraie puissance, sa vraie grandeur, c'est son humilité. Silence.

Le lavement des pieds trouvera son ultime accomplissement sur la croix. C'est comme le prolongement. D'une manière encore plus visible, chaque homme désormais, peut voir l'humilité de Dieu. En regardant la croix, nous découvrons le vrai visage de Dieu: un Dieu humble, petit, souffrant. Là où nous penserions que Jésus est au plus bas et que heureusement (comme récompense après tant de souffrances), il va y avoir la résurrection (nous pourrions nous dire: eh bien, dis donc, il en a souffert des choses, mais heureusement, Dieu c'est quelqu'un de fort, il l'a ressuscité). En fait, sur la Croix, il est au sommet et il y restera. Sur la croix, nous assistons au sommet de la révélation de Dieu. Quand Jésus ressuscite, il n'est pas descendu de la Croix. Il reste à son sommet: dans la résurrection, il reste le Dieu tout humble, à genoux devant l'homme. Jésus ressuscité se montrera avec ses plaies. Alors, non, il n'y a plus de doute possible. Notre Dieu se révèle tout petit en Jésus. C'est pour cela que saint Paul rappelle que la Croix est « scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, il est Christ, puissance et sagesse de Dieu » (1 Co 1, 23-24).

Finalement, c'est en relisant les récits du lavement des pieds et de la crucifixion que nous comprenons vraiment le sens de l'eucharistie. L'eucharistie ne prend pleinement son sens qu'au moment de la mort de Jésus sur la croix. Jésus le Christ s'est mis à genoux devant l'homme, il a accepté la mort de la croix pour « devenir tout en tous » (Col 3, 11). Dieu ne pouvait se donner qu'en son sommet. Et son sommet, c'est la croix. Maintenant qu'il est au sommet, alors le « Prenez et mangez, ceci est mon corps »  et le « Prenez et buvez, ceci est mon sang » prend un sens encore plus profond. Maintenant Dieu veut attirer tous les hommes en son sommet. Il veut les réunir en lui pour que chacun puisse vivre de cette humilité de Dieu. « Quand j'aurai été élevé de terre, j'attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12, 33). Il n'est pas un Dieu médiocre qui s'est laissé écraser, il est le Dieu qui s'est fait le plus petit pour pouvoir emmener tous les hommes à lui. TOUS les hommes. Pour que plus un seul ne puisse être oublié, laissé de côté. Pour que tous puissent découvrir cette humilité de Dieu. Ce coeur du coeur de Dieu, nous n'aurons jamais fini de le découvrir, de l'explorer.
Ainsi, quand nous célébrons l'eucharistie, nous faisons mémoire du dernier repas pascal, mais surtout nous faisons mémoire de la mort et de la résurrection du Christ. Rappelez-vous l'anamnèse: « Il est grand le mystère de la foi: Nous proclamons ta mort Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Nous sommes donc attirés vers le sommet de Dieu, nous sommes attirés vers la croix, là où Dieu a révélé à toute l'humanité son amour et son humilité. Nous sommes comme aimantés, attirés petit à petit vers lui pour découvrir toujours plus profondément l'amour de Dieu. Il nous prend en lui et nous emmène toujours plus vers le coeur le plus profond de Dieu.

Et le fait de découvrir toujours plus cette humilité de Dieu, son amour pour nous, nous n'avons pas le garder pour nous. Il est pour vous et pour la multitude. C'est pourquoi nous sommes envoyés: « Allez dans la paix du Christ ». Allez annoncer à mes frères que je veux aussi les attire à moi, je veux aussi les faire entrer dans ma vie, je veux aussi les mener jusqu'au sommet de ma vie: la croix.
Il est grand le mystère de la foi!
Et je terminerai avec cette toute petite phrase qui résume tout le reste: l'humilité de Dieu fait la grandeur de l'homme!
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Lundi 6 avril 2009
Après un gros décrasage du vélo ce matin (il était resté au garage depuis septembre et il en avait sacrément besoin!), avec l'ami Maurice, nous sommes partis faire une petite escapade par cette belle journée. En commençant par la piste cyclable du canal de Colmar (pas encore ouverte mais déjà utilisable), nous sommes allés jusqu'à Marckolsheim. Puis, nous sommes passés côté allemand. Et nous sommes redescendus le long du Rhin. Grand soleil, petite brise, cui-cui des oiseaux. C'était magnifique. Ensuite, il a fallu retourner côté français en passant par Breisach puis Neuf-Brisach. En tout, 65 kms. Une belle petite sortie pour un décrassage de printemps.
Voici une vidéo quand nous étions au bord du Rhin côté allemand.

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